LIV Golf survivra à 2026 : un nouvel investisseur principal confirmé
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Le circuit LIV Golf, qu'on croyait au bord du gouffre depuis le retrait du fonds souverain saoudien, vient de s'acheter un avenir. Son PDG Scott O'Neil a confirmé mercredi qu'un investisseur principal est signé et approuvé par le conseil d'administration pour financer la ligue au-delà de la saison 2026.
L'annonce de Bedminster
C'est en marge du tournoi LIV New York, présenté cette semaine au Trump National de Bedminster au New Jersey, que Scott O'Neil a fait le point sur l'avenir de la ligue. Selon le PDG, une entente est en place avec un investisseur principal, signée par celui-ci et approuvée par le conseil, pour ancrer la transaction et soutenir la prochaine ère du circuit.
O'Neil n'a toutefois identifié ni l'investisseur ni le montant injecté. La ligue espère finaliser les modalités dans les prochaines semaines et conclure la transaction en septembre. Plus d'une douzaine de parties additionnelles manifesteraient aussi de l'intérêt comme investisseurs minoritaires, dans un modèle multipartenaires visant la stabilité à long terme.
Selon des rapports du New York Post, O'Neil cherchait entre 250 et 300 millions de dollars américains pour maintenir la ligue en vie.
Les joueurs deviennent actionnaires majoritaires
Le changement le plus structurant de cette nouvelle mouture : les golfeurs deviendraient les actionnaires majoritaires de LIV Golf, une première pour une ligue sportive mondiale d'envergure selon O'Neil. Les joueurs récupéreraient également leurs droits commerciaux liés à leur nom, leur image et leur ressemblance.
La ligue prévoit 10 événements en 2027, soit cinq « majeurs » d'équipe à l'international (Australie, Afrique du Sud, Angleterre, Hong Kong et Mexique) et cinq « événements signature » d'équipe aux États-Unis. Autre changement notable : les golfeurs de LIV seraient autorisés à compétitionner sur d'autres circuits mondiaux.
Rappel : la ligue était sur le respirateur
Le contexte donne tout son poids à l'annonce. En avril 2026, le Public Investment Fund (PIF) de l'Arabie saoudite, qui aurait englouti au moins 5 milliards de dollars dans LIV depuis sa création en 2022, annonçait qu'il ne financerait plus la ligue après la saison en cours.
Depuis, les signaux étaient inquiétants. Une rencontre entre joueurs seulement, menée par Bryson DeChambeau, s'est tenue mardi, et selon The Athletic, les joueurs ne savaient toujours pas si le Championnat par équipes prévu à la fin août serait même disputé. Des rapports évoquaient aussi la possibilité que la ligue se place à l'abri de ses créanciers pour restructurer ses dettes, elle qui devrait encore des centaines de millions à certaines vedettes, dont Jon Rahm.
Pourquoi ça nous concerne au Québec
L'avenir de LIV Golf redessine l'écosystème complet du golf professionnel, celui-là même que nos Québécois tentent de gravir. Un LIV stable, ouvert aux autres circuits et détenu par ses joueurs change la donne dans les négociations entre le PGA Tour et le golf professionnel mondial. Pour les Papineau, Savoie et Desmarchais de ce monde, chaque secousse dans cette guerre de circuits finit par se répercuter sur les portes d'entrée vers le plus haut niveau.
Ce qu'il reste à surveiller : l'identité de l'investisseur principal, le montant réel de la transaction (attendue en septembre), et le sort du Championnat par équipes de la fin août.