Méritas 2026 de la PGA du Québec : trois finalistes au titre d'Enseignant de l'année

Keven B. Tremblay, Simon Camirand et Debbie Savoy Morel sont les trois finalistes dans la catégorie Enseignant de l'année des Méritas 2026 de la PGA du Québec. Trois parcours bien différents, un même point commun : des centaines de golfeurs d'ici ont un meilleur swing grâce à eux.

On passe l'été à suivre nos juniors. Leurs rondes, leurs coupures, leurs victoires, leurs départs vers la NCAA. C'est notre mission et on ne s'en cache pas. Mais derrière chaque jeune qui joue sous la normale au provincial, il y a quelqu'un qui a passé des heures sur un tapis de pratique à corriger une prise, un alignement, une routine de putting. Les Méritas de la PGA du Québec, c'est le moment de l'année où ces gens-là passent enfin à l'avant-plan.

La PGA du Québec a dévoilé ses finalistes dans la catégorie Enseignant de l'année :

  1. Keven B. Tremblay, Golf La Tempête

  2. Simon Camirand, Club de golf de Grand-Mère

  3. Debbie Savoy Morel, Club de golf Le Mirage

Le lauréat sera connu lors du gala des Méritas plus tard cette année.

Keven B. Tremblay (La Tempête) : l'habitué du podium

S'il y a un nom qui revient dans cette catégorie, c'est le sien. Keven B. Tremblay (Bilodeau-Tremblay de son nom complet) a déjà été nommé Enseignant de l'année de la PGA du Québec à cinq reprises, soit en 2012, 2014, 2018, 2022 et 2025. Une victoire cette année lui donnerait un sixième titre, et un deuxième de suite.

Originaire de Jonquière, il a longtemps été compétiteur sur la scène provinciale avant de se consacrer à l'enseignement. Il dirige aujourd'hui l'Académie de Golf La Tempête, à Lévis, et donne aussi des leçons en ligne. Sa philosophie tient en une idée simple : le bon swing est celui qui te donne des résultats, peu importe comment tu y arrives. Il enseigne autant à des golfeurs de haut niveau qu'à des gens qui n'ont jamais tenu un bâton.

Son travail dépasse les frontières du Québec : il figurait parmi les finalistes au titre national d'Enseignant de l'année George-Knudson de la PGA du Canada en 2025.

Simon Camirand (Grand-Mère) : le pro qui enseigne jusqu'en France

Professionnel enseignant en titre de classe A associé au Club de golf de Grand-Mère, en Mauricie, Simon Camirand a lui-même suivi le parcours qu'on couvre chaque semaine sur Swing Ton Swing. Il a joué sur le circuit régional junior des Cantons-de-l'Est et sur le circuit provincial, a fait le programme sport-études en golf du Collège Laflèche, puis a joué au niveau universitaire avant de passer chez les pros.

Il a ensuite compétitionné sur des circuits professionnels en Europe et en Amérique du Nord, et il a remporté la série Match Play de la PGA du Québec.

Son Académie de golf Simon Camirand offre des cours à l'année, en simulateur l'hiver. Mais c'est surtout sur YouTube que son enseignement voyage : ses capsules sont particulièrement populaires auprès des golfeurs français, au point où son nom circule sur les parcours de la Côte d'Azur. Un bel exemple de pro québécois qui a trouvé son public avant même d'être reconnu à la maison.

Debbie Savoy Morel (Le Mirage) : une pionnière toujours sur le terrain

Difficile de résumer la carrière de Debbie Savoy Morel en quelques lignes. Née à Dalhousie, au Nouveau-Brunswick, et élevée à La Tuque, elle a représenté le Canada à plusieurs reprises chez les amateurs avant de devenir professionnelle.

Au Mirage, elle est devenue la première femme au Canada à occuper le poste de professionnelle en titre d'un club de 36 trous. Elle a aussi été l'entraîneuse de golf personnelle de Céline Dion, a été entraîneuse pour Golf Québec et dans un programme sport-études, et a fait de l'enseignement à la télévision pendant des années.

Son palmarès parle de lui-même : Enseignante de l'année de la PGA du Québec en 2008, première femme nommée Professionnelle de l'année au Québec, membre du Panthéon de Golf Québec et lauréate du prix Pierre-Nadon en 2023 pour son engagement bénévole. Aujourd'hui professionnelle émérite du Mirage, elle continue d'enseigner et de pousser pour que plus de femmes jouent au golf.

Son nom est d'ailleurs familier pour ceux qui suivent notre couverture du golf féminin : la Coupe Debbie Savoy Morel, tournoi provincial féminin qui porte son nom, a été remportée en 2026 par Justine Emond, en prolongation.

Derrière chaque junior, il y a un enseignant

On l'a vu cet été : des victoires au Duc de Kent, un titre provincial junior gagné avec un driver brisé, des Québécois qui balaient le top 8 au NextGen. On célèbre les joueurs, et c'est normal. Mais aucun de ces résultats ne tombe du ciel.

Le parcours type d'un golfeur québécois qui vise haut passe presque toujours par un pro de club qui l'a repéré jeune, une académie, un programme sport-études, puis un entraîneur qui l'accompagne jusqu'au niveau universitaire ou professionnel.

Les trois finalistes de cette année représentent bien cette chaîne-là : un directeur d'académie qui enseigne à tous les niveaux, un pro qui a lui-même gravi les échelons junior et universitaire, et une pionnière qui a ouvert la porte à des générations de golfeuses.

Swing Ton Swing fera le suivi dès l'annonce du lauréat.

Précédent
Précédent

Golf scolaire : le RSEQ Laurentides-Lanaudière relance ses compétitions après 15 ans

Suivant
Suivant

Justin Grimard et Davenport remportent la Crossroads Cup, leur premier titre de la saison