Étienne Papineau: le Québécois qui refuse de plier

Redescendre d'un palier quand t'as goûté au sommet, c'est le genre d'affaire qui casse du monde. Pas Papi.

Le golfeur québécois Étienne Papineau entame 2026 sur le PGA Tour Americas, un cran sous le Korn Ferry Tour où il a passé les deux dernières saisons. Sur papier, c'est un recul. Dans sa tête, c'est juste un détour. Pis quand un gars de chez nous décide que son recul va être temporaire, ça vaut la peine de s'asseoir pis de jaser de lui.

Une redescente qui fait mal, mais qui se gère

Soyons clairs sur la mécanique, parce que le golf pro, c'est une échelle pis chaque barreau compte. Papineau a décroché sa carte du Korn Ferry Tour en 2024, le circuit juste en dessous du PGA Tour. Première année solide, statut conservé. Pis là, 2025 a viré croche.

Le coupable, il le nomme lui-même sans se cacher: le jeu court. « J'ai peu à peu perdu confiance, pis c'était du côté de la short game », qu'il confiait à Golf Média-info en février. À ce niveau-là, le petit jeu, c'est pas un détail, c'est la game au complet. Manque ça, pis tu glisses. C'est ce qui l'a ramené sur le PGA Tour Americas pour 2026.

La bonne nouvelle, pis c'est tout le sujet: « La confiance est de retour! » Depuis janvier, il s'entraîne en Floride pis il sort des cartes de 66, 67. Quand un pro recommence à scorer dans les bas-60 à l'entraînement, c'est le signe que la machine repart.

Il a même dernier 2eme il y a quelques semaines!

Le palmarès qui rappelle pourquoi on y croit

Si tu connais pas encore Étienne Papineau, voici pourquoi le milieu du golf québécois le surveille depuis ses années juniors. Le gars collectionne les exploits.

Au Québec, il a mis la main sur le titre de Champion amateur provincial. Mais le morceau de résistance, c'est la Coupe Canada à Victoriaville en 2023: il est devenu le premier pro du Québec à gagner ce tournoi, considéré comme l'événement le plus payant chez les professionnels canadiens. Gagner ça à la maison, devant son monde, c'est le genre de ligne qui reste sur un CV.

Pis il y a l'histoire qu'on raconte encore. En 2022, frais sorti de son statut d'amateur, Papineau a signé une carte de 59 lors d'une ronde d'entraînement en Arizona. Cinquante-neuf. Pour te situer, casser le 60, même à l'entraînement, c'est un truc que la grande majorité des pros de la planète feront jamais une seule fois dans leur vie. C'était quelques jours avant les qualifs du Waste Management à TPC Scottsdale, qu'il a franchies pour se retrouver au milieu des meilleurs joueurs au monde. Le talent brut, il l'a. C'est jamais ça, la question.

La saison 2026: six tournois pour tout jouer

Le PGA Tour Americas version 2026, c'est 15 tournois, avec une première épreuve au Brésil en avril. Pis là, accroche-toi, parce que le format met de la pression vite. Papineau a accès aux six premiers tournois, pis c'est sa position après ces six-là qui va décider s'il continue le reste du calendrier. Six chances pour partir la saison du bon pied. Pas de réchauffement de trois mois, t'es dans le feu tout de suite.

Détail qui pique pour nous autres: le circuit ne fait aucun arrêt au Québec cette année, ce que le principal intéressé déplore lui-même. Va falloir le suivre de loin.

La bonne énergie, par contre, il la trouve dans son entourage. En Floride, il s'entraîne aux côtés de ses compatriotes québécois Joey Savoie et Brandon Lacasse, eux aussi sur le PGA Tour Americas. Une petite gang de chez nous qui se pousse mutuellement, c'est exactement le genre de carburant qui transforme une saison de transition en tremplin. D'ailleurs, si tu veux voir où l'autre Québécois de la gang est rendu, va lire notre suivi sur la première coupure de Joey Savoie sur le PGA Tour.

Ce qu'on surveille

Le vrai test arrive pas dans les statistiques de fin d'année, il arrive dès les six premiers tournois. Si Papineau sort fort, le retour vers le Korn Ferry Tour redevient une trajectoire réaliste, pas juste un rêve. Et c'est ça, l'histoire d'un gars qui refuse de voir une redescente comme une fin. Nous autres, on va checker les scores du Brésil avec attention. Toi, tu mets-tu Papi sur ta liste de Québécois à suivre cette saison?

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