Ton weekend de golf : nos Québécois au N.-B., du links en Écosse pis un Majeur en France
Trois tournois, trois ambiances, pis pas mal de raisons de rester collé sur ton écran. Voici le topo.
Si t'as un samedi tranquille qui s'annonce, on va te le remplir. Entre Fredericton, North Berwick pis les Alpes françaises, y'a du golf pour tous les goûts cette fin de semaine. On te sort les trois affaires à surveiller, pis pourquoi ça compte.
1. Le Explore NB Open : nos trois gars dans le portrait
C'est là que ton attention devrait aller en premier. Trois Québécois sont dans le champ du Explore NB Open, au Mactaquac Golf Course de Fredericton, pis les trois ont bouclé leur première ronde sous la normale.
Joey Savoie mène le bal avec un 65 (-6), bien installé dans le top 15. Pas anodin : il pointe 5e sur la liste des points du PGA Tour Americas, pis les meilleurs de fin de saison décrochent leur carte du Korn Ferry Tour. Chaque coup compte pour vrai.
Laurent Desmarchais (67, -4) pis Étienne Papineau (68, -3) suivent de proche. Desmarchais, rappelons-le, faisait ses débuts sur la PGA il y a un mois à l'Omnium canadien.
Ce qu'il faut surveiller : la coupure après 36 trous. Nos trois gars sont en bonne posture, mais une mauvaise ronde vendredi pis le weekend se termine avant d'avoir commencé. Si les trois passent, on a un dimanche pas mal excitant.
2. Le Genesis Scottish Open : le links avant le Majeur
Direction l'Écosse, au Renaissance Club de North Berwick, pour un des rendez-vous préférés des puristes. Le Genesis Scottish Open, c'est 9 millions $US en bourses, un événement co-sanctionné par la PGA pis le DP World Tour, pis un plateau bourré de vedettes mondiales.
Pourquoi tout le monde se pointe là ? Parce que c'est la dernière répétition générale avant l'Omnium britannique, présenté à Royal Birkdale. Du vent, des herbes hautes, des rebonds imprévisibles : le golf de links, ça se pratique pas dans un simulateur. Les gars viennent s'ajuster avant le Majeur.
Chris Gotterup défend son titre.
Ce qu'il faut surveiller : qui s'adapte au links. Un joueur qui roule bien ici arrive souvent en confiance à l'Omnium britannique. C'est du golf de patience, pis c'est magnifique à regarder le café à la main.
3. L'Evian Championship : un Majeur, du vrai
Pis là, la plus grosse affaire de la fin de semaine : le Amundi Evian Championship, le quatrième Majeur de la saison LPGA, présenté au Evian Resort Golf Club, sur les rives du lac Léman. 132 joueuses, une bourse de 9,1 millions $US, pis un parcours à flanc de montagne où t'as jamais un lie à plat.
Nelly Korda, no 1 mondiale, débarque avec deux Majeurs déjà en poche cette saison (le Chevron pis l'Omnium des États-Unis). Grace Kim défend son titre. Pis c'est le troisième Majeur féminin en six semaines — les corps pis les têtes commencent à être sollicités.
L'angle canadien : Brooke Henderson est dans le coup. La gagnante de 2022 (pis 2e en 2023) a signé un 67 (-4) jeudi, sa meilleure première ronde de l'année, pis sa meilleure ronde d'ouverture dans un Majeur depuis 15 essais. Elle a été monstrueuse sur les normales 5, incluant un aigle au 9e.
Pis le détail qu'on adore : son nouveau caddie, c'est son cousin Ryan, qui n'avait jamais fait le parcours. Sa préparation ? Il l'a joué sur un jeu vidéo pendant la semaine. Sérieusement. Pis ça a marché.
Ce qu'il faut surveiller : est-ce que Henderson peut tenir la cadence dans un Majeur pour la première fois depuis un bout ? Elle-même le dit : elle se sent proche de redevenir vraiment bonne.
Bref
Trois tournois, trois raisons de regarder. Nos Québécois qui se battent pour leur avenir au Nouveau-Brunswick, l'élite mondiale qui apprivoise le vent écossais, pis un Majeur féminin dans les Alpes avec une Canadienne dans le portrait.
Ça, c'est un bon weekend de golf. Nous autres, on va suivre ça de proche, pis on va te ramener tout ça lundi.