Étienne Papineau signe un 61 en ronde finale et remporte le Digital Commerce Group Open
Crédit photo: Bernard Brault
Dix birdies, un seul bogey et une carte de 61 le dimanche. Étienne Papineau a écrasé le champ à Victoria pour décrocher sa deuxième victoire de la saison sur le PGA Tour Americas, et sa carte de la Korn Ferry Tour n'est plus qu'une formalité.
Étienne Papineau n'a pas laissé de suspense. Le golfeur de Saint-Jean-sur-Richelieu a bouclé le Digital Commerce Group Open à Victoria, en Colombie-Britannique, avec un total de 255 (-25), quatre coups devant l'Américain Charlie Nikitas (-21). Sa ronde finale de 61 (-9) est la meilleure carte de la journée et le point d'exclamation d'une semaine où il n'a jamais joué au-dessus de 65.
Un bogey, puis dix birdies
Le dimanche a pourtant commencé de travers. Après un par au premier trou, Papineau a inscrit un bogey au 2e, un par 4, pour glisser à +1 sur la journée. C'est le seul accroc qu'il allait se permettre.
La réponse a été immédiate. Quatre birdies consécutifs aux trous 3, 4, 5 et 6, un autre au 7 (par 5), puis un dernier au 9 (par 3) pour tourner en 30 (-5) sur l'aller. Sur le retour, il a ajouté des birdies aux trous 10, 12, 15 et 17 pour rentrer en 31 (-4). Résultat : dix birdies, sept pars, un bogey. Un 61 sur un parcours à normale 70, avec des pars solides aux trous 8, 11, 13, 14, 16 et 18 pour fermer la porte.
Il a amorcé la ronde en sixième position ex æquo et a gagné cinq rangs pour finir seul en tête.
Une semaine sans faille
Ses quatre cartes : 65, 64, 65, 61. Aucune ronde au-dessus de -5. Nikitas, qui avait ouvert avec un 62, a joué 66-65-66 par la suite et n'a jamais pu suivre le rythme du Québécois en fin de semaine.
Derrière les deux meneurs, l'Américain Riley Lewis (65 dimanche) a terminé à -20, avec Thomas Longbella qui pointait aussi à -20 au moment de la victoire de Papineau. Un groupe de sept joueurs partageait le cinquième rang à -19, dont Joey Vrzich, auteur d'un 62 en ronde finale.
Ce que ça change pour Papineau
C'est la deuxième victoire de Papineau cette saison sur le PGA Tour Americas. Il est le seul joueur du circuit à avoir gagné deux fois en 2026.
Cette victoire le fait grimper au deuxième rang de la liste des points de l’Ordre du Mérite. Avec ce classement, sa montée sur la Korn Ferry Tour pour 2027 est pratiquement assurée : seuls les dix premiers de la liste obtiennent leur carte à la fin de la saison, et il reste très peu d'événements pour le déloger de cette zone.
Pour le Johannais, c'est un retour rapide au niveau supérieur. Il avait obtenu sa carte Korn Ferry pour la saison 2024 avant d'être relégué sur le PGA Tour Americas en 2026. Une saison plus tard, il repart vers le haut, cette fois avec deux trophées dans les bagages.
Savoie et Desmarchais rentrent tôt
La semaine a été moins heureuse pour les deux autres Québécois du champ. Joey Savoie (70-69, -1) et Laurent Desmarchais (71-67, -2) ont tous deux raté la coupure, fixée à -6. Un champ à ce point bas (66 joueurs à -6 ou mieux après 36 trous) ne pardonnait rien.
Pour Savoie, qui figure aussi dans le haut de la liste des points, l'objectif Korn Ferry reste à portée, mais il devra aller chercher des points dans ce qu'il reste de saison, lui qui est toujours à la 9ème place.
Le top 5 du Digital Commerce Group Open
Étienne Papineau (Canada), 65-64-65-61, -25
Charlie Nikitas (États-Unis), 62-66-65-66, -21
(égalité) Riley Lewis (États-Unis), 66-64-65-65, -20
(égalité) Thomas Longbella (États-Unis), 66-63-64, -20 [À VÉRIFIER : score final de la ronde 4]
(égalité) Joey Vrzich, Chuan-Tai Lin, Connor Howe, James Piot, Corey Pereira, Wil Gibson, Kyle Cottam, -19
Les autres Canadiens ayant franchi la coupure : Johnny Travale (T13, -17), Max Sekulic (T18, -16), Hunter Thomson (T46, -12) et Thomas Giroux (T59, -9).
La suite
Le PGA Tour Americas se déplace maintenant à Edmonton pour l'ATB Classic, dernier événement de la saison régulière la semaine prochaine, avant la finale en République dominicaine, réservée aux 60 premiers de la liste des points. Papineau y arrivera en position de force. Savoie, lui, y arrivera avec quelque chose à prouver.