Yellamaraju, la recrue canadienne qui vise les séries
Pendant que les vedettes se partagent un chèque de 20 M$, un p'tit gars de Mississauga grimpe en silence.
Réveil tranquille sur les circuits ce matin: pas de résultat de la nuit, juste le Travelers Championship, le dernier Signature Event à 20 M$ de bourse, qui s'élance aujourd'hui au Connecticut. Bon moment pour braquer le projecteur ailleurs que sur les top guns. Parce que la vraie nouvelle canadienne de l'été, elle se joue plus bas dans le classement: Sudarshan Yellamaraju, recrue de Mississauga, est en train de se tailler une place dans la cour des grands à sa toute première saison complète sur la PGA Tour.
Une recrue qui cogne aux portes
Le nom est encore neuf pour bien du monde, mais les résultats, eux, parlent fort. À sa saison recrue 2026, Yellamaraju a déjà signé trois top-10 sur le circuit le plus relevé de la planète. Le plus gros: une égalité au 5e rang au Players Championship, le tournoi le plus riche de l'année avec ses 25 M$ de bourse. Une ronde finale de 68 (-4) lui a rapporté 925 000 $ d'un coup. Pas pire pour un gars qui n'était même pas sur le radar en début d'année.
Il a remis ça chez nous, avec une 8e place à l'Omnium canadien RBC, son troisième top-10 de la campagne. Ces résultats l'ont propulsé autour du 46e rang de la Coupe FedEx (classement du 22 juin). Pour un débutant, c'est du sérieux.
Un parcours qui sort du moule
Ce qui rend l'histoire le fun, c'est le chemin. Yellamaraju est un golfeur autodidacte, pas de grosse académie, pas de recette toute faite. Il a tourné pro au sortir du secondaire, passé deux ans sur le PGA Tour Canada, deux autres sur le Korn Ferry Tour, et décroché son premier titre pro en 2025 au Bahamas Great Abaco Classic.
Bref, rien ne lui a été donné. Il a monté les échelons une marche à la fois, comme du vrai monde, avant de débarquer dans la grande ligue et d'y faire sa place. C'est exactement le genre de grind qu'on aime suivre: pas une vedette fabriquée, un joueur qui s'est bâti lui-même.
Pourquoi le top 70 change tout
Le chiffre à retenir, c'est 70. À la fin de la saison régulière, seuls les 70 premiers de la Coupe FedEx se qualifient pour les séries éliminatoires, la portion la plus payante du calendrier. À 46e, Yellamaraju n'est pas juste dedans: il a du coussin. S'il tient le coup, sa première saison se termine dans le grand bal des séries, un accomplissement rare pour une recrue canadienne.
Ce n'est pas le seul Canadien à surveiller dans cette course: comme on l'a vu dans notre tour d'horizon du classement des golfeurs canadiens, Nick Taylor et Corey Conners jouent eux aussi leur été sur ces listes-là.
Ce qu'on surveille
Le reste de l'été va décider de bien des affaires. Chaque tournoi compte pour grimper — ou pour rester accroché — au top 70 avant les séries. Si Yellamaraju garde le rythme, on tient peut-être notre belle surprise canadienne de la saison: une recrue partie de nulle part qui se pointe dans les séries à sa première année. On garde un œil dessus. À suivre de proche.