John Deere: Glover sans Bogey, les canadiens ne passent pas le cut

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GETTY IMAGES VIA AFP

Le verdict de vendredi est tombé à Deere Run: Lucas Glover, 46 ans, n'a toujours pas écrit un Bogey sur sa carte, et quatre des six Canadiens rentrent à la maison.

Le portrait qu'on esquissait hier soir s'est confirmé au coucher du soleil sur l'Illinois. Lucas Glover a bouclé un 65 pour porter son total à 14 sous le Par (128) et prendre deux coups d'avance sur Lee Hodges au John Deere Classic. Mais la vraie histoire du vendredi, celle qu'on décortique ce matin, tient en deux chiffres: zéro Bogey en 36 trous pour le meneur, et une cut tombé à -3 qui a tranché dans le vif du contingent canadien.

Un 65 propre comme une carte de pointage neuve

Parti du 10e trou en après-midi, Glover a fait ses dommages sur le neuf de retour avec cinq Birdies, puis a sauvé son Par d'un roulé de 12 pieds au dernier trou pour préserver sa carte immaculée. Le bilan après deux jours: 14 Birdies, 22 Pars, aucun Bogey. Son entrée en matière donnait le ton: sur ses cinq premiers trous, chaque coup d'approche s'est arrêté à 8 pieds ou moins du drapeau, et au 16e, un Par 3, son coup de départ a fini à 2 pieds. Derrière, Hodges (66) s'est accroché à -12 grâce à deux roulés de de 8 pieds sur ses trois derniers trous, et Zac Blair (68) suit à -11. Un groupe de six joueurs, dont Max Homa tout près à -9, complète la première page du tableau.

Pourquoi ça compte: une exemption qui fond comme neige au soleil

Voici l'enjeu que le tableau ne montre pas: l'exemption de trois ans que Glover avait gagnée avec ses deux victoires consécutives à la fin de l'été 2023 vient à échéance cette année. À 46 ans, une victoire dimanche lui rachèterait du temps sur le circuit sans passer par les catégories inférieures. Lui, fidèle à lui-même, balaie la question: « I'm too old to chase that stuff, to be fair. I just want to play. I just wanted to play well again, and I've struggled. Having two days like this just gives me a little belief that it's in there, you know? » Le vétéran, champion ici en 2021, sait mieux que quiconque qu'une avance de deux coups ne pèse rien un samedi à Deere Run. Notons aussi que Zach Johnson, 50 ans, a remis un 70 pour pointer à -8, à six coups: le conte de fées du cinquantenaire respire encore.

Une cut à -3 qui n'a pas fait de cadeaux

La cut est tombé exactement là où les modèles le projetaient: -3 (141). Jordan Spieth est passé sur le fil, au terme d'un 69 marqué par trois Bogeys en cinq trous sur le neuf de retour. Jackson Koivun, lui, a raté le cut pour son baptême professionnel, deux semaines après son titre de meilleur amateur au U.S. Open. La relève a tout de même trouvé ses porte-étendards: Preston Stout, nouveau numéro un amateur mondial, a limité les dégâts (69, malgré une pénalité et un Bogey au 18) pour pointer à -7, à égalité avec Blades Brown, 18 ans, toujours sans Bogey lui non plus après un 66. Entre les vétérans qui dominent et les kids qui s'accrochent, la bourse de 8,8 millions $US promet un week-end dense.

Ewart et Hughes, seuls survivants canadiens

La journée a été brutale pour les nôtres. A.J. Ewart et Mackenzie Hughes, à égalité au 61e rang à -3, sont les seuls Canadiens à jouer le week-end. Taylor Pendrith, Adam Hadwin, Adam Svensson et Sudarshan Yellamaraju ont tous raté le couperet. La consolation vient de Columbus: au U.S. Senior Open, Stephen Ames s'est hissé dans le top 10 à -1, à cinq coups du meneur George McNeill, qui a signé la carte la plus basse de la semaine vendredi pour atteindre 6 sous le Par (134), deux devant le champion en titre Padraig Harrington. McNeill, recrue de 50 ans du Champions Tour, tenterait de devenir le 13e joueur à gagner à sa première présence au U.S. Senior Open, un exploit réussi la dernière fois par Richard Bland en 2024.

Ailleurs sur les circuits

À Munich, le BMW International Open garde son suspense: Hennie du Plessis mène toujours à -11, un coup devant Carlos Ortiz, auteur de deux 67 consécutifs, Michael Hollick et Jack Senior.

Fait notable côté LIV: Martin Kaymer, seul champion allemand de l'histoire du tournoi, a raté le cut chez lui, tout comme Sergio García. Et la nouvelle qui a fait le plus jaser vendredi ne vient pas d'un parcours: Dustin Johnson renonce à l'Omnium britannique pour la première fois depuis 2008, mettant fin à une séquence de 70 Majeurs consécutifs. Son agent invoque la logistique, en pleine pause de sept semaines du LIV.

Samedi, tous les yeux seront sur la carte de Glover: chaque trou sans Bogey rapproche le vétéran d'un week-end parfait, une rareté statistique sur un parcours où le peloton attaque en meute. On surveillera aussi Ewart et Hughes, qui partent de loin mais sur un tracé où un 62 n'est jamais une fiction, et Ames à Scioto, où le parcours se durcit exactement comme les vieux routiers l'aiment.

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